Blanc autour – Wilfrid LUPANO & Stéphane FERT

Je suis vraiment inspirée des lectures que je vois passer sur les réseaux, c’est indéniable.

Ce roman graphique, je l’ai vu passer je ne sais combien de fois et les avis étaient toujours très positifs à son sujet. Je me suis donc laissée porter à mon tour.

Editions DARGAUD – 2021 – 144 pages

Quatrième de couverture:

1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall s’occupe d’une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace. Même si l’esclavage n’est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l’Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d’une révolte sanglante. Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste admise. Prudence Crandall les prend au mot et l’école devient la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l’abolition de l’esclavage.

Les graphismes sont sublimes, très stylisés et donnent à ce roman graphique beaucoup de force et de sentiments.

En plein cœur de l’Amérique esclavagiste, nous rencontrons des femmes fortes, tenant tête aux têtes bien pensantes et luttant pour accéder à l’éducation, si importante pour se construire en tant qu’humain et avoir une place au sein de la société.

C’est un véritable hommage à celles et ceux qui ont lutté pour l’égalité et l’éducation données aux femmes de couleur, ces personnages de l’histoire restés parfois dans l’ombre et qui ont donné de leur temps, de leur force et de leur courage pour affronter une société fermée et hypocrite, afin de coller à leurs valeurs humaines.

Nous en apprenons davantage sur cette période de l’histoire dont on ne parle pas assez, taboue et choquante. Toutefois, je regrette un manque de profondeur ( personnages restant en surface) et une fin bâclée, qui n’ont du coup, pas provoqué le coup de cœur attendu. Heureusement, les dernières pages laissent place à un dossier historique qui vient étoffer le contenu, car finalement cela reste superficiel.

La connaissez vous? L’avez vous déjà lu?

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