Consolation – Anne-Dauphine JULLIAND

Après avoir lu ses précédents livres, j’ai souhaité découvrir celui-ci, dédié à l’acte de consolation. J’ai appris au même moment, que cette femme ayant déjà perdu ses deux filles d’une leucodystrophie, venait de perdre son troisième enfant. J’ai donc plongé dans cette lecture avec beaucoup de compassion.

Editions J’ai lu – 192 pages – 2 février 2022

Quatrième de couverture:

Thaïs est une petite fille de deux ans sans histoire jusqu’au jour où sa démarche intrigue sa mère. Les médecins découvrent alors une maladie incurable qui l’emporte en quelques mois. Enceinte, Anne-Dauphine apprend peu après que son bébé est atteint de la même maladie. Greffée à sa naissance, Azylis grandit jusqu’à ce que la maladie la rattrape. Elle meurt à dix ans. « J’ai beaucoup souffert et je souffre encore. Mais j’ai appris la consolation. Ce délicat rapport à l’autre : s’approcher, toucher, parler. »

Ce livre parle de ceux qui consolent et de ceux que l’on console. Grâce à des scènes vécues, Anne-Dauphine partage ses réflexions qui touchent juste. Elle évoque ses deux filles, Thaïs et Azylis, mais aussi Loïc, son mari, Gaspard son fils aîné et enfin Arthur, le petit dernier. Son récit est aussi un bel hommage à tous les consolants : une sœur qui vous prend dans les bras, une infirmière qui s’assoit sur le bord du lit et prend juste le temps « d’être-là », un peu de vernis à ongle qui aide à aimer la vie malgré tout. Elle a le don de ces scènes courtes qu’elle rend inoubliables.

Anne-Dauphine Julliand est une femme qui suscite en moi beaucoup d’admiration et de tendresse.

Elle a traversé un des plus grands drames de la vie, et ce à 3 reprises : la mort d’un enfant.

A travers ce court livre, elle évoque la consolation, cet acte, cette émotion universelle, qui devraient être propagés dans le monde comme une onde à forte énergie. Elle invoque ses souvenirs, partage avec nous un peu de son intimité mais toujours avec pudeur.

La souffrance est là, insupportable, inaltérable mais la consolation dépose une arme dans les bras de ceux qui en ont besoin pour y survivre.
Trouver dans les bras d’un proche, dans le regard ou les mots d’un inconnu, enlève quelques instants le poids de la douleur.

L’écriture d’Anne-Dauphine est toujours aussi marquante et sincère, teintée de lumière malgré la douleur, enfin c’est une lecture inoubliable ☀️, une leçon de vie et un message universel d’espérance et d’amour.

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