La fée assassine – Olivier GRENSON et Sylvie ROGE

J’ai aperçu cette BD sur une table à la médiathèque, déjà sur le départ. Je l’ai prise de suite, très attirée par son dessin.

Editions Le Lombard – 192 pages – Sortie le 12 février 2021

Quatrième de couverture :

Une jeune femme, en apparence calme et sans histoire, vient d’être arrêtée pour meurtre. Pour son mari, c’est la stupéfaction. Par l’entremise de l’avocat choisi pour la défendre, elle nous livre peu à peu l’histoire de sa vie.

C’est l’histoire deux soeurs jumelles, d’un père absent et d’une mère abusive. C’est l’histoire d’un terrible secret de famille… Et celle d’une tragédie annoncée.

Lorsque nous abordons cette BD, nous rencontrons une jeune femme, affairée à préparer un repas de Noël. Elle nous fait comprendre que les relations familiales ne sont pas au beau fixe mais qu’elle souhaite tout mettre en oeuvre pour que ce moment se passe bien.

A la page suivante, un bond dans le temps est effectué : un homme est convoqué par la police. Sa femme vient d’être placée en garde à vue . L’homme est atterré, découvrant une nouvelle facette de son épouse. Il s’agit de la jeune femme précédemment évoquée.

Le lecteur , comme s’il assistait aux entretiens qu’elle tient avec son avocat, va parcourir la vie de Fanny : son enfance auprès d’une mère détestable, sa relation fusionnelle avec sa soeur jumelle, ses moments de joie auprès de son oncle et sa tante, les premiers émois…jusqu’au dénouement, destructeur.

Avec sobriété, elle évoque l’impensable, cette maman dépourvue d’amour et de tendresse, qui ne cessera de mettre les deux soeurs en compétition, de les agresser verbalement et les rabaisser…Ces moments sont entrecoupés d’instants de répit, lorsqu’elle évoque sa soeur Tania et leurs vacances auprès de leur oncle. Une véritable fusion unie ces deux soeurs et celle-ci est délicatement évoqué par le dessin délicat et les couleurs douces choisies par Olivier Grenson.

Plus on avance dans la lecture, plus on sent la tension monter crescendo, avec notamment la révélation d’un secret de famille, déclencheur de l’horreur. L’on devine alors doucement l’objet de l’incarcération. Le dessin se fait alors plus dur, plus saisissant. Les frissons puis la torpeur surviennent. Et nous laisse démunis.

Beaucoup d’émotions débordent de ces planches : de la compassion, de l’incompréhension, de la stupeur, de la rage, de la tendresse aussi.

J’ai refermé cette BD désœuvrée, tellement triste pour ce personnage central, qui a tant subi. C’est une belle découverte !

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